jun 16 2009
Chiara
Une histoire commence, un Maître, un art, une vie .
Si tu nais en froide soirée de février, sur l’île de Sant’Antioco à sud-ouest de la Sardaigne, quand personne ne t’attend plus, tu peux penser que tout est déjà écrit….
Moi, Chiara Vigo, je viens au monde le l° février 1955 dans le petit et riant petit village de Calasetta à 9 km du village de Sant ‘Antioco et personne ne m’attend, pas même ma mère, qui avait prévu ma naissance 3 mois plus tard. La soirée n’était pas des meilleures, il faisait très froid à cause de la bise qui soufflait, glaciale, et l’orage et le vent chantaient leur chanson antique. Mon père dût prendre son cheval et rejoindre Sant ‘Antioco à la recherche d’une sage-femme collègue de ma mère… et ce fut ainsi que je vois le jour, fragile comme une petite fleur.
On me nomme Chiara.
Notre maison, située près du port du petit et riant village de Calasetta, et composée d’une chambre à coucher, une salle de séjour et la cuisine avec quelques meubles et ustensiles d’antique saveur… me semblait immense et il y régnait une énergie qui remplissait mon âme rêveuse. Dans la cour contigüe se trouvait l’étable où mon père tenait sa charrette et son cheval, qu’il utilisait tous les matins pour se rendre dans notre domaine où il exerçait l’antique travail du paysan, dont il était très fier ! J’ai hélas très peu de souvenirs liés à mon père, qui est mort très jeune. Je me rappelle sa haute silhouette, le soir de retour du travail, saluant maman et puis, assis avec nous sur ses bras, raconte l’histoire de l’arbre enchanté de Sisineddu qui produit des bonbons et comme par magie tous les soirs il en rapporte deux, un pour moi et un pour mon frère Savio. Maman , outre à s’occuper de ses six enfants, travaille comme sage-femme. Dans une maison derrière la nôtre vivent mes très vieux grands-parents paternels. Dans leur cour, autour du puits de l’eau , il y a les bidons de récuperation . Ne manquent pas les herbes aromatiques qui servent pour cuisiner : dans mes souvenirs, leur parfum accompagne celui des sauces et boulettes de viande du dimanche de grand-mère Doloretta.
Je me souviens aussi du rocher de la ferme, à forme de cheval et sur lequel j’ai chevauché avec des princes charmants et rêvé de partir vers les pays de rois et princes.
Une vie difficile si on la compare à celle des jeunes d’aujourd’hui mais sans aucun doute riche et pleine d’odeurs, saveurs, jeux inoubliables , même si très brève.
J’ai vécu , dans ma famille, entourée de l’amour de mes grands-parents et de mes arrière grands-parents, choyée et aimée. Ma grand-mère maternelle surtout, qui me préparait des vêtements spéciaux et un gâteau pour chaque anniversaire. Mon père n’aimait pas cela car il pensait que ces gestes m’auraient monté la tête .Mon arrière-grand-père Raffaele Mereu est un grand Maître couturier et de son école naissent différents ateliers pour homme, qui exercent pour environ une cinquantaine d’années à Sant’Antioco ; l’art de la coupe et de couture vit dans ses mains et dans ses gestes, que j’adore. J’aime le regarder, très vieux, refaire les boutonnières du gilet qu’il porte sous sa veste. Sa voie résonne dans la salle du milieu de la vieille maison, tandis que, devant le grand miroir il ajuste ses moustaches qu’il porte avec orgueil. Sa grande élégance indique l’origine de haut lignage de sa famille . Sa belle graphie dénote que ses habitudes proviennent d’un monde riche en art et culture. Mon arrière grand-mère Marongiu Cristina , quoique d’origines moins importantes, est très belle et extrêmement réservée. Elle brode avec amour sur des toiles très fines des trousseaux qui ne seront peut-être jamais utilisés. Très attentive au bilan familial, elle a en famille le titre de « manager ». J’ai le vif souvenir d’elle marchant dans la maison le trousseau des clefs du buffet pendu à sa jupe et, autoritaire, souhaiter aux plus jeunes la bonne nuit, après nous avoir permis d’assister à la cérémonie du chargement de l’horloge. Horloge qui encore règle le temps de ma vie.
Ma grand-mère Mereu Maddalena Rosina est un Maître de tissus antiques ( dans la famille Mereu depuis toujours on tisse, on teint et on confectionne des habits, des trousseaux et des costumes traditionnels ) et dans la chambre où elle travaille beaucoup de jeunes filles s’arrêtent pour se raconter et vivre un grand jeu de rencontres et échanges artistiques, politiques et humains, où l’on respire sa grande expérience et habileté et où j’aime passer, quoique très jeune encore la plus grande partie de mon temps.
Ma grand-mère tracera dans mon cœur le sentiment de l’amour pour l’Art du tissu et de la Maîtrise. Elle m’adore et a pour moi mille attentions , entre nous existe une entente incroyable et des affinités infinies et nous nous comprenons sans avoir besoin de paroles. « Nonna Leonilde », femme aux qualités exceptionnelles et avec des capacités charismatiques excellentes, m’apprend tout ce qu’il faut pour que je devienne un bon Maître de « Bisso » et de tissage pour les musées. Son frère Monseigneur Mereu Teofilo Dario vit avec nous. Son bureau est le règne que j’aime fréquenter, plein de livres anciens et textes bibliques, où j’aime écrire et lire avec « Nonno Raffaele », assis sur son fauteuil de velours rouge qui lit le journal. Oncle Dario, qui remplacera la figure de mon père quand il ne sera plus, deviendra mon appui spirituel et matériel. Entre nous il y a une entente exceptionnelle , Il est dans mon cœur et avec ma grand-mère, ce sont les personnes les plus importantes de ma vie. Il m’aidera dans les moments tristes de mon vivre et il me soutiendra durant les dures épreuves de mon existence. Avec grand-père Luigi, mari de grand-mère Leonilde , Maître de stuc et restauration de la pierre, j’ai des relations normales. J’aime l’accompagner au jardin de famille et cueillir les fruits, les arbres me racontent leur histoire et je pense aux gens qui dans les mêmes lieux , avant nous, ont joué et espéré. Souvent il aime chanter avec moi mais son caractère nerveux et réservé ne lui permet pas d’être communicatif et cela m’attriste , car, quand il est serein, il dessine admirablement et hélas il a sûrement emporté avec lui beaucoup des secrets de son Art. Entre sa femme et lui il n’y a pas eu une grande histoire , chose due peut-être à leur mariage en très jeune âge, même si l’un et l’autre ont tout fait pour m’avoir en exclusivité. De mon côté, j’ai préféré ne pas trop approfondir leur histoire, je les ai accepté et aimé simplement et la chose a eu d’excellents résultats.
Mon père Vigo Luciano meurt en 1963. J’ai de lui un très vague souvenir, dû peut-être au fait qu’entre nous il n’y avait pas un grand rapport : Papa faisait le paysan sur son petit domaine et tous ses espoirs reposaient sur l’homme de la maison , mon frère Savio, auquel il espérait un jour laisser l’héritage.
A’ ce temps là j’étais déjà indifférente à ces détails matériels et inconsciemment je me réfugiais dans mes pensées fantastiques, au point d’être considérée l’évaporée de la famille.
Ma mère Piras Seconda a eu une vie difficile et dure. Cela explique son caractère sévère, dû aussi à la nécessité d’élever seule ses six enfants et à la préoccupation de exercer son travail de sage-femme pour nous donner le necessaire., par exemple nous procurer une gouvernante qui s’occupe de nous à plein temps. Et voilà pourquoi dès lors déjà ma grand-mère Leonilde était un refuge pour mon énorme besoin d’amour et de caresses .Mon père meurt le 26 février 1963 et laisse une veuve de 30 ans avec six enfants à nourrir.
Maman est envoyée à Sardara, puis déplacée à Ortacesus pour son travail, elle emmène avec elle Giuseppe, le plus jeune de ses enfants. Le reste de la famille reste à Sant’Antioco, avec les grands-parents Luigi et Leonilde. Avec notre grand-mère les rapports sont toujours bons , avec grand-père la vie n’est pas facile. C’est un homme autoritaire et d’une extrême rigueur, il nous oblige à jardiner, à vendanger , labeurs que j’exécute automatiquement mais qui ne font pas partie de moi. A’ l’époque c’était d’ailleurs normal que les enfants aussi travaillent pour la subsistance de la famille. Mais souvent grand-père pique de grandes colères et donc quand maman part à Sardara nous la rejoignons tous avec Cesarina, notre gouvernante. Je n’aime pas parler de cette période de ma vie, très triste, sauf quelques rares épisodes heureux.
Je vis à Sardara avec ma mère et mes frères mais dès que se présente l’occasion grand-mère vient nous voir pour nous annoncer qu’elle suivra son frère prêtre Dario à San Giovanni Suergiu. J’exprime le désir d’aller vivre avec elle, mon oncle et mes arrières grands-parents. Les années passent joyeuses et je passe le temps à marcher sur les pas artistiques de ma grand-mère. Dans sa chambre-atelier le temps ne suffit jamais, les personnes qui passent ont toutes une histoire à raconter, et ainsi le charme du tissu du vivre prend corps dans mon âme et j’apprends, enveloppée du charme du patrimoine gestuel qui l’entoure les lois de la Maîtrise ses formulaires et ses secrets , ses histoires antiques qui souvent me portent à demander à mon oncle de pouvoir m’arrêter avec lui pour connaître les langues antiques. Ma vie se déroule tranquille, les années passent et j’enseigne le tissage dans plusieurs villages du Sulcis. J’aime son monde et je comprends que ce patrimoine doit être sauvé et protégé, j’accepte donc d’approfondir mes connaissances dans le domaine de la biologie marine et de travailler dans une structure de aquaculture pour étudier mieux et de près la « pinna nobilis setacea ». Entretemps mon oncle décide de quitter sa paroisse et nous rentrons à Sant’Antioco dans la vieille maison de famille, et peu de temps après je connais Mario Spanu , je tombe amoureuse de son tempérament doux et discret, de la compréhension qu’il montre pour mon côté artistique et mon âme, qui abrite de profonds secrets : il me comprend, il m’aime et moi, je suis heureuse! Il lie sa vie à la mienne, son âme à la mienne et le 21 août1983 nous nous marions dans la vieille chère basilique où Oncle célèbre notre mariage silencieux et privé, et, entourés de l’amour de frères ,sœurs et parents nous nous installons dans la maison Avenue Trieste où de notre amour naît en 1984 Marianna, qui remplit de joie toute la famille. Maddalena naît en 1985 et la maison se remplit de rires joyeux et joujous , et mes grand-mère et oncle nous accompagnent le long de notre vie sereine et nous les accompagnons le long de leur sereine vieillesse. Grand-mère dirige le centre pilote I.S.O.L.A qui naît dans le but de répandre le tissage ; elle forme une coopérative de jeunes femmes, mais je me rends immédiatement compte qu’elle transfère très peu, voire rien du patrimoine qui m’a été transmis. Je continue mes études sur la mer et quand je suis prête Elle comprend que le moment est arrivé et elle me transmet, avec le Serment de l’eau, les formules qui permettent les extractions de la couleur des plantes et le procédé pour la fabrication de la fibre du « bisso ».
Oncle Dario tombe malade et meurt , laissant encore aujourd’hui un vide dans mon cœur. Je me dédie complètement à ma grand-mère, nous quittons la maison conjugale et nous allons vivre chez elle.
J’enseigne le tissage pour différents organismes régionaux et en 1987 je prends la direction d’une coopérative textile mais je comprends que le patrimoine que je détiens doit être sauvegardé pour les futures générations et ne peut être confié à des jeunes filles à la recherche d’un travail mais à la personne qui peut lui dédier une vie entière, et peut le conserver exempt de toute attaque commerciale et, comme avant moi grand-mère , je décide de me retirer et conduire une vie comme Maître et je laisse la coopérative. Dans l’année 1987, Grand-mère et moi acceptons la première invitation de la RAI (la télévision italienne ) de publier l’Argument « Bisso », et c’est à cette occasion que je parle de mon désir de faire une étude du fond marin de l’île pour éviter la pêche de l’animal.
Dans les archives de la RAI existe le document ayant pour titre : La Lavorazione del Bisso, réalisation de Gigi Ceresa .

Zurigo, 22 Novembre 2009
Gentile Chiara
Ho sentito parlare di lei e del bisso, oggi alla radio svizzera, e ho fatto subito delle ricerche su internet, ed ho trovato questa pagina.
Io, nata a Sassari, vivo oramai in Svizzera dal 1963, e tante storie, abitudini e usanze non si conscono più. Sopratutto se le nonne e le mamme non ci sono più, a raccontarci quello che sapevano. E per questo mi ha fatto ancora più piacere sentire la Sua storia, sentire il rispetto che ha per la natura, il mare e secondo me il rispetto che si dovvrebbe avere.
Mi ha toccato sentirla parlare, mi ha toccato la preghiera per il mare.
Grazie.
Gavina
Ciao Chiara…
interessantissima la storia della tua famiglia… Mi ha colpita molto… Come mi ha colpita l’omonima e l’attività artistica e manuale che ho comune con tua nonna e la tua famiglia. Io vivo a Guasila, un paese di circa 3200 abitanti, praticamente attaccato a Ortacesus!!!
Chissà se fra noi esiste qualche rapporto di parentela…
Cara Chiara,
mi permetto di trattati come sorella maggiore. Non sono sarda, ma la prima volta che sono capitata in Sardegna è stato proprio nell’isola di S.Antioco, era il 1988, poco tempo dopo con un amico di Cagliari, che si interessava di moda (non ti scandalizzare) parliamo proprio del bisso e pensiamo che sarebbe stato bello riprendere questa produzione. Non sapevamo della tua esistenza, ma eri già nei nostri cuori, almeno nel mio senza conoscerti. Le vicissitudini della vita mi hanno portato concretamente lontano da questo pensiero, che riemergeva nei miei pensieri ogni tanto, come cosa sognata e mai realizzata, ma ti assicuro che riemergeva ciclicamente. Vengo a sapere, non mi ricordo la fonte, tanto tempo fa che una donna stava mandando avanti questo progetto ed ero contenta, perchè penso tra me e me, che bene che è pensare a certe cose poi di fatto c’è qualcuno che le fa. Oggi realizzo parte di un sogno, attraverso questo “magico” strumento che è internet e su facebook vengo a conoscere la tua figura. Non sai quale sia stata la gioia del mio cuore. Mi sembra di conoscerti da sempre e un giorno mi piacerebbe farlo di persona. Per ora ti auguro ogni bene e ti ringrazio.
compliment a chiara vigo
Salve, mi chiamo Francesca sono una studentessa di Design della Moda al Politecnico di Milano.
Vivo a Milano da 3 anni ormai per motivi di studio ma sono di Cortoghiana, fraz.di Carbonia.
Stavo facendo per l’ università una monografia sul ricamo, tradizioni e arti in Sardegna.
Sono venuta a sapere dell’ esistenza del Bisso e di questo mondo magico per puro caso grazie a mia madre che ha visitato i musei aperti a Sant’ Antioco qualche giorno fa.
Mi sembra allucinante e vergognoso non conoscere le proprie tradizioni e cose così speciali, che rendono la Sardegna unica nel mondo, vivendo neanche a un quarto d’ ora di distanza.
Ho visto l’ intervista, e sono assolutamente d’ accordo con tutto, bisogna custodire questi saperi e farli conoscere.. prima di tutto a noi stessi sardi.
E’ stata illuminante. Mi piacerebbe incontrarla
Distinti Saluti
Sento il bisogno di comunicartelo , ieri sono andata al Museo civico di Modena ,io sono di Modena , e nella sala della conservazione dei tessuti ,c’è una vetrina di racolta dei pizzi di tutte le epoche , sinceramente ho tante arti che mi appartengono ,scultura ,pittura fotografia cucito , ma quella del ricamo no , forse perchè sono impaziente di carattere , ho sempre pensato che un lavoro lungo che mi tiene ferma sulla sedia non fa per me, comuinque per farla breve fotografo questa vetrina con due signore che stanno guardando appunto i pizzi , e una mi dice vede sig. questo è il Bisso , e mi dice ancora < Ma lo sa cosa è Il Bisso?< e io da ignorante della materia rispondo no -cosi' mi spiega cosa è il Bisso il filato piu' pregiato che la natura dona , che era il filato che usavano anche al tempo di Fenici- Egiaziani per ornare le vesti – insomma mi ha aperto un mondo che non conoscevo , cosi' una volta a casa ho aperto internet (benedetto internet che ti permette di informarti facilmente ) ho aperto il tuo sito ,ho letto la tua storia , ma sopratutto l'amore che ti viene dal profondo per la tua terra , il rispetto che hai delle tradizioni – e grandioso questo rapporto di un amore straordinario della tua nonna , "nella frase <mia nonna mi ha avvicinato al bisso con il gioco , questa straordinaria donna ha fatto di te una straordinaria persona , non ho mai visto la Sardegna se un giorno avessi questa fortuna
ti verrei atrovare con molto piacere e conoscerti di persona ciao Franca
La differenza tra uno scrittore e un cantore è che il primo, anche quando si esprime dal profondo, cerca le storie. Dentro o fuori di sé non importa. Le cerca. Un cantore, invece, le possiede già. Uno scrittore scrive per piacere o vanità ma può scrivere, è vero, anche perché sente il dovere di comunicare agli altri testimonianze, ideali o insegnamenti. Un cantore non sceglie di raccontare. Un cantore DEVE raccontare perché è la memoria di sé e degli altri. Non può non farlo. Di solito i cantori non scrivono ed infatti Chiara racconta molto a voce. Ma anche qui, testo allo schermo, il prodigio si compie: abbiamo solo l’impressione di leggere. In realtà stiamo ascoltando.
Cara Chiara.
Sono passate due settimane soltanto da quando abbiamo avuto la fortuna, e forse la saggezza, di entrare ne tuo ed in un certo senso “nostro” regno, che mi permetto di considerare “regno dei sentimenti”.
Quello a cui abbiamo avuto la fortuna di assistere e di vivere con te sará per noi non solo un bellissimo e stupendo ricordo, ma sará sicuramente qualcosa che ci porteremo dentro a lungo, spero per sempre.
Hai instillato in noi molta gioa e speranza per il futuro: mia moglie ed io avevamo le lacrime agli occhi e solo a nominare il Bisso ci tornano, i miei figli raccontano la loro esperienza ai loro amici.
Non lo so, é come se tu ci avessi stregati (nel senso buono, non fraintendermi).`
E’ nostra intenzione a tornare a trovarti, magari fuori dal periodo “turistico”. Mio fratello viene in Sardegna presto e mi ha detto che verrá a trovarti, vedremo.
A proposito, mi é venuto in mente dove abbiamo toccato la Pinna Nobilis: é stato in Croazia, sullísola di Korchula (poco sopra Dubrovnick), nuotando tra gli scogli vicino a riva abbiamo visto questa enorme conchiglia per noi sconosciuta che giaceva su un basso fondale sabbioso. Ignari l’abbiamo presa in mano, era piena di acqua ed aveva un colore azzurro/verdognolo. L’abbiamo guardata per bene e poi la abbiamo ributtata in mare un pochino piú al largo. Eravamo inconsapevoli del suo nome e soprattutto del suo valore intrinseco. Ricordo inoltre che dall’apice della valva usciva acqua e forse qualcos’altro.
Ora so e sappiamo di piú.
Spero di non essermi dilungato troppo, ma il tempo non é importante quando lo si dedica a ció che piace.
Un caro saluto.
Aurelio e famiglia (Postal-Bolzano)
Cara Chiara,
il mio filo mi accompagna, si stira e si accorcia, si srotola e si raddrizza, prende luce e aria, richiama il gusto del mare, a giorni arriva a sfiorare la profondità del tempo, altri ad intonare un canto…sussurri marini…grande maestria, splendente incanto…
un carissimo saluto.
Elisabetta
Carissima Chiara!
Sono tornata in Slovenia da circa una settimana. Abbiamo lasciato Sant’ Antioco circa 10 giorni fa, ma non riesco a dimenticarLa! Ne Sant’ Antioco, ne Lei, persona interessantissima e coinvolgente al punto che a tutti ho raccontato del bisso e dell’ unica maestra che ancora lo lavora!
Dato che su internet si trovano informazioni di ogni genere, voglio scrivere qualcosa anche in sloveno, mia madrelingua:
Gospa Chiara Vigo je edina se ziveca uciteljica izdelovanja bissa oziroma morske svile. Je karizmaticna osebnost in vas bo vsekakor pritegnila, ce se boste le odpravili na JZ del Sardinije, na neverjetno bogat in turisticno manj razvit otok Sant’ Antioco! Tu se skriva ogromno zanimivih reci – arholoski muzej s tofetom, etnografski muzej, podzemna vas (ljudje so tu vcasih ziveli v jamah, podobno kot v Materi), kartazanske in krscanske katakombe, predvsem pa je tu doma Chiara Vigo, ki vas bo nedvomno ocarala! O morski svili nisem vedela nic, zdaj pa je to ena od reci, ki mi ne dajo miru. Cudovita umetnost in cudovita oseba!
Grazie ancora di tutto. Mi e’ veramente dispiaciuto non poter effettuare l’ immersione nel Suo giardino, ma come natura vuole… Forse un giorno ritornero’ e allora.
Saluti dalla Slovenia,
Diana
Ciao carissima Chiara,
è stato davvero un onore conoscerti, ascoltarti e parlare con te.
Serbo il nostro breve, ma intenso incontro come una gemma preziosa, un seme,che curerò e coltiverò con la speranza che si trasformi in un frutto prelibato da donare a chi…….a tutti:-))
La vostra terra è bellissima, e Tu sei stata “il mio viaggio”.
Sono tornata nella mia terra, il Delta, che amo moltissimo, e prima o poi ritornerò per riprendere la nostra chiaccherata.
Un grande abbraccio e un caro saluto
Isabella
Carissima Chiara
Mi chiamo Clara , abito in Francia , confini della Germania .
I miei Genitori sono emigrati Sardi , purtroppo fino all’ultimo respiro di Mio Carissimo Padre mi ha sempre datto i valori piu belli della Nostra terra amata la Sardegna. Vedo in Te Carissima Chiara tutti valori della Famiglia , Tua storia mi ha colpita e sento attraverso Te Chiara La Dolce Terra Sarda
“Terra Sarda , Terra Santa”
Un caro saluto
Clara
tera
santa “
Chiara, 8 nov. 2010
Ho visto stamani la sua intervista su Uno mattina, sapevo del bisso di mare , ma non ne ero ben informata. E’ un’artista con una grande storia alle sue spalle e mi auguro , come lei ha detto che sua figlia Maddalena porti avanti quasto anello di giunzione con una storia millenaria. Mi auguro di poter venire presto in Sardegna per conoscerla personalmente.
Un caro saluto
cara chiara
Grazie dal profondo del cuore per la tua arte e per come con ostinata forza difendi una conoscenza libera dal lucro,che presto ti sia riconosciuto quello che chiedi per tutti noi
Grazie davvero
Un forte abbraccio da una donna della montagna.
ciao Chiara… sono Charly e ho 11 anni. frequento la prima media…..e in questo periodo stiamo studiando i tessuti… la prof ci ha fatto guardare da internet molte cose su di te…ti adora. le piacciono i fenicotteri rosa e le spiagge rosa ma soprattutto ti adora. anche io sono rimasta incantata dalla tua storia….vorrei tanto conoscerti e vedere come lavori questa fibra. per un giorno ho pensato “devo andare in sardegna e mi devo fare dire tutti i segreti” perchè avevo in mente io che lavoravo il bisso…dimmi ma le tue conoscenze, i tuoi sereti..a chi li tramanderai?
io abito in puglia…a foggia!!! non sono mai stata in sardegna.
rispondimi. baci
gentile,chiara
Buongiorno, conoscevo gia il bisso ma sono incantata dai suoi lavori! ma dove si possono trovare gli schemi per quegli animali fantastici che lei vi ha ricamato?
grazie
E’ stato un onore conoscerti, conoscere, almeno un minimo, dell’arte del bisso e chiacchierare con te, scoprendo una bellissima persona, fedele ai suoi principi, amante del mare e della natura.
Vorrei consigliare a chiunque possa farlo, di dedicare qualche ora del suo tempo per andare a conoscere una persona fantastica che porta con se la conoscenza della maestria dell’arte del bisso!
Grazie
Il bisso sconosciuto a me.
Ho ricordi di mia mamma che, allora sarta, ne parlava ogni tanto.
Io sono impegnata nel settore legno e anche io sento l’esigenza di non perdere, anzi di affinare le tecniche o le modalità di trattare i materiali, in modo da creare oggetti che rispettino la nostra cultura e preservino il nostro territorio.
La ammiro e la ringrazio di esistere.
Un saluto cordiale. katia D’Angeli
Chiara Vigo, grazie del prezioso contributo. Leggo in un sito salentino (Taranto) fu apprezzato un certo lavoro scientifico per cercare di propagare la lavorazione del bisso, forse compressa dai successivi eventi bellici. Si parlava di un lavoro che tendenzialmente non esce al di fuori dalle mura domestiche, ma che si pensò di sviluppare in modo intensivo studiando il fenomeno riprotuttivo della Pinna Nobilis; devo leggere a che provondità lo trovi il filo; forse l’acqua è sufficientemente torbida per lo sviluppo quasi in superficie? La natura è sorprendente. E’ utile conoscere la natura del tessuto. L’aspetto ancora poco noto è il comportamento alla luce che ne esalta le caratteristiche uniche. Bruno più o meno cupo, poi con la luce oro, bianco trasparente. Sono arrivato a te percorrendo la via delle immagini cristiane, attraverso il Santo Volto, che ha caratteristiche mutevoli di lucentezza. Aspettiamo i contributi della comunità che ne studia il mistero. Ben trovata dunque da questa comunità e da tutti noi.
E ‘davvero un pezzo fresco e utile di informazioni. Sono soddisfatto che hai condiviso queste informazioni utili con noi. Si prega di soggiorno ci ha informato come questo. Grazie per la condivisione.